Accueil[CP] États Généraux de l’Alimentation, créons de la valeur et recréons la confiance

[CP] États Généraux de l’Alimentation, créons de la valeur et recréons la confiance

Les États généraux de l’alimentation voulus par le Président de la République Emmanuel MACRON, sont lancés ce jour par le Premier ministre Édouard PHILIPPE, sous le pilotage du ministre de l’agriculture et de l’alimentation Stéphane TRAVERT. L’ANIA y apportera sa contribution pour l’industrie alimentaire et tient à rappeler la nécessité de miser sur cette filière stratégique en créant de la  valeur pour chaque maillon.

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Jean-Philippe Girard

Jean-Philippe Girard

Président de l'ANIA

Depuis son élection au siège de Président de l’ANIA en 2013, Jean-Philippe Girard s’attache à restaurer la confiance des consommateurs dans l’alimentaire et à recréer du lien entre les PME, les grands groupes et les régions.

Président Directeur Général d’Eurogerm qu’il a fondé en 1989, il dirige aujourd’hui plus de 200 personnes impliquées dans la recherche, le développement et la commercialisation d’ingrédients destinés aux industriels de la meunerie et de la boulangerie. Jean-Philippe Girard assure également la fonction d’administrateur de l’ANIA depuis 2002.

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Ces Etats généraux de l’alimentation représentent une occasion unique de réunir, autour de la même table, les acteurs de la filière, les pouvoirs publics et les consommateurs. L’ANIA y participera avec un esprit positif, constructif mais également déterminé car les attentes des entreprises sont grandes pour définir une politique alimentaire ambitieuse.

 

 

Le secteur agroalimentaire français doit relever le défi de sa compétitivité qui en 2017 continue de se déliter, notamment au regard de ses principaux partenaires européens. Face à ce constat, l’ANIA souhaite que de ces Etats généraux de l’alimentation naissent de nouveaux rapports au sein de la filière afin de retrouver le chemin de la création de la valeur pour tous : l’agriculteur, l’industriel et le distributeur.

L’industrie alimentaire, un secteur stratégique pour l’économie française et au cœur de la filière alimentaire…

> 1er secteur industriel français avec un chiffre d’affaires de 172 Milliards d’euros pour 2017. L’industrie alimentaire représente 20% du chiffre d’affaires et 16% de la valeur ajoutée de l’industrie française.

> 1er employeur industriel français avec plus de 420 000 salariés directs qui œuvrent au quotidien dans les 17 647 entreprises du secteur.

> 4ème exportateur mondial avec 44,2 Milliards d’euros de produits alimentaires exportés.

> 1er partenaire de l’agriculture française avec 70% de la production agricole française transformée par les entreprises alimentaires françaises. Les approvisionnements en matières premières représentent près de 55 % du chiffre d’affaires des industries alimentaires.

> 80% des produits alimentaires consommés en France sont produits en France.

> Plus de 10 000 emplois créés depuis 3 ans.

…mais en difficulté croissante

L’année 2016 a été marquée par un décrochage sans précédent des marges dans l’industrie agroalimentaire (-9% par rapport à 2015). En 10 ans, le secteur a perdu près de 5 points alors que dans le même temps les autres secteurs industriels ont gagné 2 points [1]. Elles atteignent en 2017 un plus bas niveau depuis 40 ans.

 

La guerre des prix nourrit une spirale déflationniste qui détruit de la valeur. Depuis 2014, la déflation en cumul a atteint près de 4 points en GMS sur les produits agroalimentaires. C’est ainsi près de 3 milliards d’euros qui ont été détruits au sein de la filière, fragilisant la structure financière des entreprises, sans contribuer à la relance de la consommation ou au soutien du pouvoir d’achat des ménages.

 

Il est donc impératif de stopper cette destruction de valeur et de rééquilibrer les relations commerciales. La LME qui n’est plus adaptée et qui est devenue extrêmement complexe (8 lois en 15 ans) doit être modifiée. L’ANIA demande donc une loi simplifiée, plus efficace, plus accessible pour les opérateurs et notamment pour les PME.

[1] Source INSEE

Un dialogue nécessaire avec les consommateurs

Les habitudes et les modes de consommation mais aussi les besoins et les attentes des consommateurs ont considérablement évolué ces dernières années. Les industries alimentaires doivent répondre à ces nouvelles attentes sociétales car elles ont une responsabilité envers les consommateurs, en matière de qualité, de sécurité, d’accessibilité de ses produits ainsi que le respect des ressources naturelles.

 

La consultation publique, qui sera lancée cet été, permettra un dialogue avec les consommateurs avec une exigence d’ouverture, de vérité et de proximité.

 

Ce dialogue, l’ANIA l’a déjà initié avec le lancement en 2016 d’une grande consultation citoyenne à laquelle plus de 9 000 français ont répondu et qui a permis la création d’un nouveau pacte alimentaire. Cette consultation avait révélé la fierté des consommateurs pour leur modèle alimentaire mais  également leurs exigences en matière de  qualité, sécurité, composition, origine des produits ainsi que l’impact de leur consommation sur l’environnement.

Avec ces Etats généraux de l’alimentation, nous avons l’ambition d’être à la hauteur des attentes de nos consommateurs, mais pour cela nos entreprises ont besoin de visibilité, de stabilité, de rentabilité et de confiance au sein des acteurs de la filière pour recruter et investir. Nous ferons des propositions concrètes qui iront dans ce sens et qui nous permettront de redonner de la valeur à notre alimentation.
Jean-Philippe Girard, Président de l’ANIA