Clôture des Etats Généraux de l’Alimentation

L’ANIA salue une concertation historique et nécessaire mais reste très inquiète sur le déroulement des négociations commerciales 2018.

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Auteur

Catherine Chapalain

Catherine Chapalain

Directeur général

Catherine Chapalain occupe le poste de Directeur Général de l’ANIA depuis 2007. A ce titre, elle a pour mission de diriger et coordonner l’ensemble des services ainsi que de superviser les dossiers prioritaires du secteur.

Ancien Directeur Général de l’Alliance 7, Catherine est également membre du comité des directeurs généraux de Food Drink Europe.

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Le Premier Ministre, Edouard Philippe a clôturé jeudi 21 décembre 2017 les Etats généraux de l’alimentation en présence de Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, Delphine Gény-Stephann, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances et de tous les acteurs de la filière alimentaire. L’ANIA salue un moment majeur pour la filière et réaffirme ses engagements et attentes pour l’avenir.

 

Avec 14 ateliers sur 3 mois, plus de 75 réunions et 150 heures de débat, les Etats généraux de l’alimentation ont été un moment majeur pour toute la filière alimentaire permettant de créer un dialogue avec toutes ses parties prenantes.

 

L’ANIA s’est pleinement impliquée dans tous les ateliers de ces Etats généraux avec la volonté de co-construire avec les acteurs de la filière, les associations de consommateurs et environnementales et les pouvoirs publics, des propositions ambitieuses et engageantes qui permettront à court comme à long terme de répondre aux attentes des consommateurs et aux enjeux de notre planète.

 

Les échanges et discussions sans concessions autour des deux chantiers pour « la création et répartition de la valeur » et « pour une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous » ont permis de partager le constat de la nécessité de recréer de la valeur pour notre alimentation, de discuter des outils à améliorer et des réformes à engager pour moderniser chaque maillon, ainsi que de dégager des propositions partagées pour une alimentation tournée vers toujours plus de qualité demain.

 

Le Président de la République a eu des mots très forts lors de son discours du 11 octobre à Rungis. Ces annonces constituent un engagement sans précédent de l’État et l’ANIA a également entendu les engagements très forts que l’Etat attend des acteurs. Dans ce chantier n°2 des Etats généraux, l’industrie alimentaire a voulu relever le défi.

 

L’ANIA a ainsi proposé 4 engagements d’ici la fin du quinquennat pour toujours mieux répondre aux attentes des consommateurs :
-Prévention et éducation des publics, aux côtés des pouvoirs publics : soutien à des démarches coordonnées et concrètes sur le thème du mieux manger, la lutte contre la sédentarité, relais de campagnes de prévention…
-Amélioration de la qualité nutritionnelle de l’offre alimentaire et de la taille des portions : proposition de contrats d’engagement collectifs par secteur et d’outils de mesure associés.
-Valorisation des filières durables et responsables : promotion de labels répondant à des cahiers des charges précis établis par filières.
-Réponse aux nouvelles attentes des consommateurs : utilisation du digital comme outil de transparence avec la mise en œuvre d’une plateforme numérique rassemblant toutes les informations disponibles sur les produits alimentaires.

 

Les négociations commerciales de 2018 entre les entreprises alimentaires et la grande distribution débutent dans un climat difficile, malgré la signature il y a un mois de la charte d’engagement par tous les acteurs de la filière dont tous les distributeurs.

 

Dans ce contexte, l’ANIA est, plus que jamais, en attente de la loi annoncée par le Président de la République pour début 2018. L’ANIA sera extrêmement vigilante à ce que les engagements pris dans le cadre des Etats généraux de l’alimentation (notamment en ce qui concerne le relèvement du seuil de revente à perte et l’encadrement des promotions) soient bien respectés.

 

L’ANIA réaffirme sa confiance dans la responsabilité de tous pour aboutir à des accords équilibrés et des partenariats durables au sein de la filière. La bonne santé des industries alimentaires et des exploitations agricoles en dépend.