Chaque année, les conserveries françaises mettent sur le marché plus de 50 000 tonnes de conserves de poissons. La filière française travaille dans le cadre d’une réglementation parmi les plus strictes du monde, et soumise à de nombreux contrôles par les autorités, à toutes les étapes de la production. La filière va également au‐delà, en s’engageant collectivement dans des démarches volontaires d’actions responsables concernant la qualité et la provenance des poissons, les techniques de pêche utilisées, les quantités prélevées, etc.
Elle se fixe des contraintes supplémentaires pour favoriser la gestion durable des ressources en adhérant ou en soutenant des démarches françaises ou internationales. À l’initiative de nombreuses bonnes pratiques de la mer jusqu’à l’assiette, les conserveurs de poissons français ont également créé la Charte d’Engagements des Conserveries Françaises de Poissons.
Découvrez ci-dessous la vidéo « De la mer à l’assiette, les coulisses des conserves de poissons » proposée par la Fédération française des Industries d’Aliments Conservés (FIAC), adhérente de l’ADEPALE.
Thon, sardine…les espèces autorisées dans les conserves de poissons sont définies par un règlement communautaire et une norme française AFNOR a été spécialement élaborée dans le cas du maquereau. Selon les différentes espèces de poissons, les techniques de pêche sont adaptées : pêche à la senne, à la canne, à la palangre, au chalut…
La filière des conserves de poissons est engagée dans une démarche responsable et s’approvisionne en poissons dans le respect d’une réglementation parmi les plus rigoureuses du monde en matière de gestion des ressources marines. Celle‐ci est scellée dans la Politique Commune de la Pêche européenne.
Le respect de la réglementation est étroitement contrôlé par différentes autorités avant, pendant et après la pêche. Chacun des aspects de la réglementation est soumis à une surveillance rigoureuse. De nombreux dispositifs sont mis en œuvre pour suivre au plus près les activités des pêcheurs : des localisations par satellites jusqu’aux contrôles au port en passant par des contrôles à bord des navires et dans les usines.
Les professionnels de la filière n’hésitent pas à aller au‐delà de la réglementation en développant de façon volontaire de nombreuses actions responsables. Ainsi, certaines pêcheries se sont engagées à des obligations supplémentaires via des labels volontaires comme le Marine Stewardship Council (MSC), principal référentiel de pêche durable connu au niveau mondial. Par ailleurs, les professionnels du thon ont développé un partenariat spécifique avec la communauté des sciences marines et WWF, le leader mondial de la conservation : il s’agit de l’International Seafood Sustainability Foundation (ISSF), qui soutient les initiatives scientifiques de conservation à long terme et d’exploitation durable des stocks de thon océaniques.
Les fabricants français ont rédigé une Charte d’Engagements réunissant leurs bonnes pratiques, articulée autour de 8 thèmes clés pour garantir les meilleurs produits aux consommateurs :
1. Préserver les ressources maritimes
2. Promouvoir une pêche durable
3. Respecter l’environnement
4. Contrôler la qualité des produits
5. Assurer une sécurité sanitaire optimale
6. Garantir une traçabilité rigoureuse
7. Conserver les qualités nutritionnelles des poissons
8. Remplir un rôle citoyen.
Les conserves de poissons font partie du quotidien des Français : plus de 9 ménages sur 10 (94%) en ont acheté en 2014 pour leur consommation à domicile, en moyenne 9,5 fois durant l’année. Ils en ont consommé près de 120 000 tonnes en 2014, essentiellement des conserves de thon (71 435 tonnes), de maquereau (18 690 tonnes) et de sardines (15 505 tonnes). Au total, en ajoutant notamment la restauration hors domicile, les Français ont consommé au total près de 220 000 tonnes de conserves de poissons en 2014 (source France AgriMer)
Fortes de leur savoir‐faire traditionnel, les conserveries françaises de poissons savent innover, tant au niveau de leurs technologies que de leurs recettes, pour s’adapter aux attentes des consommateurs. Ce dynamisme permet à la filière de jouer un rôle clé dans l’économie française. Aujourd’hui, de la pêche à la conserve, la filière française fait travailler près de 10 000 personnes et participe au dynamisme des territoires de bord de mer tout au long de l’année.