étiquetage nutritionnel

[CP] Non à un dispositif d’étiquetage nutritionnel simpliste

L’ANIA tient à réaffirmer sa volonté d’apporter une information juste aux consommateurs dans le cadre d’une alimentation équilibrée et maintient son opposition à tout dispositif simpliste reposant sur un code de couleurs et une approche médicalisée de l’alimentation.

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Auteur

Amaury Bessard

Amaury Bessard

Directeur communication

Au sein de l’équipe communication de l’ANIA depuis 2014, Amaury Bessard a pour mission de définir les orientations stratégiques et de piloter la communication institutionnelle et sociétale de l’ANIA vers l’ensemble de ses partie-prenantes.

Il a commencé sa carrière comme consultant en communication de crise, et a ensuite rejoint la filiale française du groupe Ferrero en 2007, où il a occupé les fonctions de manager en communication et affaires publiques puis de manager en charge des stratégies RSE.

Il est par ailleurs le président d’honneur de l’Observatoire français des think tanks qu’il a fondé en 2006.

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Suite à la publication ce matin de l’avis du Haut Conseil de Santé Public (HCSP), l’ANIA tient à ce que le débat prenne en compte l’ensemble des avis et demande la mise en place préalable d’une expérimentation en conditions réelles.

Le défi de la lutte contre l’obésité et l’amélioration de l’équilibre nutritionnel en France nécessite de la concertation et l’engagement de toutes les parties-prenantes, ainsi que la prise en compte de tous les avis d’expert. L’ANIA tient à réaffirmer son attachement à apporter une information juste et pertinente aux consommateurs et son opposition à tout dispositif d’étiquetage simpliste reposant uniquement sur un code de couleurs.

 

Dans le débat actuel sur l’étiquetage nutritionnel, il est évidemment nécessaire de considérer les avis de toutes les instances expertes concernées à commencer par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail  (ANSES) publié en mars 2015 un premier avis technique intitulé « évaluation de la faisabilité du calcul d’un score nutritionnel tel qu’élaboré par Rayner et al. ». De même, afin d’enrichir le débat public,  le Conseil National de l’Alimentation (CNA) a également tenu à apporter en juin 2015 sa contribution dans le cadre de la « réflexion pour la mise en place d’un étiquetage nutritionnel graphique sur les aliments, dans le cadre de l’article 5 du projet de Loi de santé publique ».

Le débat actuel sur l’information nutritionnelle est très important. Nous devons éviter l’écueil de le réduire à 5 couleurs. Chaque partie prenante peut et doit éclairer le débat de sa connaissance des consommateurs, des comportements alimentaires en France et des enjeux nutritionnels. Des expérimentations en conditions réelles sont indispensables pour construire un dispositif adaptée et efficace.
Jean-Philippe Girard, Président de l'ANIA

L’ANIA tient à réaffirmer une nouvelle fois son attachement au respect des déterminants fondamentaux d’une alimentation équilibrée. Dans ce cadre, la prise en compte de la taille de la portion, des occasions et des fréquences de consommation, des possibles associations d’aliments sont des prérequis évidents à la mise en place d’un système d’information nutritionnelle pertinent et utilisable au quotidien par les consommateurs.

 

Dans le même temps, l’ANIA maintient son opposition à tout dispositif d’étiquetage nutritionnel simpliste reposant uniquement sur un code de couleurs et une approche médicalisée et théorique de l’alimentation. L’équilibre alimentaire d’un individu ne peut pas se réduire à une pastille de couleur sur un produit. Ces systèmes de notation nutritionnelle stigmatisent injustement les aliments car ils reposent sur des calculs théoriques prenant en compte 100g de produit sans en distinguer la consommation réelle  par les consommateurs.

 

De manière pragmatique, l’industrie alimentaire poursuit son travail continu d’amélioration de la composition nutritionnelle de son offre. Dans une démarche partenariale avec les pouvoirs publics, plus de 30 chartes collectives et individuelles ont été signées. Récemment, ce sont les industriels charcutiers, traiteurs et transformateurs de viandes (représentés par la FICT) et les boissons rafraîchissantes sans alcool (représentés par le SNBR) qui se sont engagés auprès des pouvoirs publics.

Nous maintenons notre volonté de poursuivre l’optimisation de l’offre alimentaire et d’améliorer l’information du consommateur. Concernant l’étiquetage nutritionnel, il est nécessaire d’explorer, d’expérimenter et d’évaluer tous les systèmes qui prennent en compte les questions que les consommateurs se posent réellement au moment de s’alimenter. C'est aussi et surtout par l’union des forces de tous les acteurs, la proximité et la pédagogie que nous arriverons à relever le défi de la lutte contre l’obésité et des problèmes de nutrition en France.
Jean-Philippe Girard, Président de l'ANIA