Négociations commerciales : le premier comité de suivi

Hier s’est tenu le premier comité de suivi des négociations commerciales, sous l’égide des ministres Annie Genevard et Serge Papin et en présence de l’ensemble des parties prenantes de la chaîne alimentaire.

Un temps d’échange utile et nécessaire afin de faire un point sur l’avancée des négociations commerciales ainsi que de la charte d’engagements mutuels signée le 1er décembre entre les représentants de l’agroalimentaire et les distributeurs.

Les ministres ont rappelé avec force plusieurs messages clés :

– Si la charte d’engagement signée en décembre était un pas dans la bonne direction, son esprit est déjà mis à l’épreuve sur le terrain.
– Il n’y a pas de souveraineté alimentaire sans une chaîne solide : une agriculture rémunérée, une transformation compétitive, une distribution pérenne.
– Le droit français doit s’appliquer aux négociations commerciales y compris par les centrales d’achat européennes et notamment pour les produits issus de l’agriculture française, transformés et consommés en France.

Au nom des entreprises de l’agroalimentaire, Jean-François Loiseau a tenu un discours fort :
👉 Climat de négociations extrêmement tendu
👉 Taux de signature insuffisants, y compris pour les PME (alors que la charte avait prévu une date au 15 janvier pour ces dernières).
👉 Une pression inacceptable des centrales européennes qui continuent leur évasion juridique avec des pratiques insoutenables telles que des menaces de déréférencement. Pourquoi les distributeurs européens sont-ils co-constructeurs de la valeur mais pas en France ?

Jean-François Loiseau a passé un message clair :
“Sans transformation forte, il n’y a ni débouchés durables pour l’amont, ni sécurité d’approvisionnement pour l’aval. Ce comité de suivi doit être plus qu’un lieu de constat. Il doit devenir un espace de corrections et d’actions collectives. Parce qu’il n’y aura pas de gagnant si un seul maillon cède.”