Guerre en Iran et prix des produits alimentaires en rayons : Jean-François Loiseau au micro de TF1

Ce matin dans la matinale de TF1, le Président de l’ANIA Jean-François Loiseau a répondu aux questions d’Adrien GINDRE.

Ce que la durée de la guerre en Iran change structurellement pour la filière : Elle frappe simultanément trois postes de coûts :
– les intrants énergétiques,
– ⁠la logistique,
– ⁠la production d’emballages (verre, plastique, carton, aluminium).

La position des 23 000 entreprises de l’agroalimentaire est claire :
➡️ Depuis un mois et le début de la crise, les entreprises ont choisi la responsabilité plutôt que l’alarme.
Face à une situation évolutive et incertaine, nous avons préféré ne pas prendre position prématurément. Ce n’était pas le moment des déclarations, c’était celui de l’analyse et de l’action.

➡️ Désormais la crise dure, comme on pouvait malheureusement le prévoir.
Les entreprises vont individuellement dans les prochaines semaines, en fonction, de leurs situations et des conséquences sur leurs activités devoir prendre des décisions pouvant aller à devoir rentrer en renégociation.

Nous ne demandons pas d’aides, nous connaissons la situation des finances publiques de la France et nous faisons preuves de responsabilité.

Mais trois exigences légitimes pour accompagner ce devoir de responsabilité collective :
–  Geler toute nouvelle charge réglementaire en 2026 (notamment sur les emballages).
–  Être écouté : que les distributeurs entendent les remontées des entreprises lorsque celles-ci devront, dans les prochaines semaines, prendre des décisions difficiles.
–  Sécuriser la filière agroalimentaire, et sécuriser l’amont agricole.
Nos deux secteurs sont profondément interdépendants. Une déstabilisation de l’un fragilise inévitablement l’autre.