[CP] Sans agriculture et industrie alimentaire fortes, pas de Souveraineté alimentaire !

Depuis quelques jours, la mobilisation du monde agricole résonne sur l’ensemble du territoire pour interpeller sur la rémunération des agriculteurs, le prix de l’alimentation et dénoncer la surcharge administrative, la multiplicité des normes ainsi que la surtransposition des réglementations européennes. En tant que 1er débouché de l’amont agricole, l’industrie alimentaire et ses 19 000 entreprises ne sont pas que les témoins de cette situation. En effet, nous transformons au quotidien plus de 70% de la production agricole française. Une interdépendance au service d’une mission commune : produire, pour nourrir chaque jour les
Français avec des produits à très hauts standards de qualité et de sécurité. Cette alimentation toujours plus saine, sûre et durable que les autres pays nous envient, a des coûts et une valeur qu’on ne peut plus ignorer. Il ne peut y avoir d’industrie alimentaire forte sans une agriculture forte et réciproquement !  

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” La crise agricole actuelle est non seulement française mais européenne. Elle nous oblige à parler enfin d’alimentation, de compétitivité et de Souveraineté alimentaire à l’échelle de l’UE. L’esprit de filière que nous appelons de nos vœux à développer en France doit l’être également au niveau européen. C’est notre responsabilité en tant que 1er allié de notre amont agricole. “

Jean-Paul Torris, 1er Vice-Président de l’ANIA.

 

Le bloc de lois EGAlim, auquel nous sommes très attachés, a permis de trouver un équilibre, fragile, qui est aujourd’hui mis à mal dans les négociations commerciales par la course aux prix toujours plus bas et par la course aux parts de marché que se livrent les distributeurs. La
concentration toujours plus forte (plus que 6 acteurs principaux qui représentent près de 90% du chiffre d’affaires des hyper et supermarchés) et les centrales internationales continuent de déstabiliser la filière et renforcent les distorsions de concurrences entre la France et les autres
pays européens.

 

” Le Gouvernement mais aussi l’ensemble des acteurs de la filière, doivent corriger ce qui est incompréhensible et incohérent. La cohérence de notre chaîne de valeur doit être renforcée par la bonne application du dispositif EGAlim qui est une vraie avancée pour l’ensemble de notre filière. L’alimentation à la française doit être enfin considérée comme un atout pour notre pays. Elle a une valeur qu’il faut respecter, protéger et développer ! L’industrie alimentaire et la ferme France ont les atouts pour relever ce défi. Encore faut-il les mettre dans les bonnes conditions pour y parvenir

 

Jean-Philippe André, Président de l’ANIA