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[SIAL Paris 2016] Tendances des innovations alimentaires en 2016

A l’approche du SIAL Paris 2016, qui se tiendra à Villepinte du 16 au 20 octobre, TNS Sofres pour le SIAL a présenté l’étude « Food 360°, avec une mise en perspective de l’offre présentée par le cabinet XTC world innovation. L’étude propose une explication de l’alimentaire de 2016 en douze tendances et 4 actes illustrés par une sélection des innovations présentées au SIAL Paris 2016.

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Auteur

Françoise Gorga

Françoise Gorga

Directeur recherche & innovation

Au sein de l’équipe Alimentation-Santé, Françoise Gorga a pour mission la coordination des actions ANIA visant à promouvoir la R&I dans le secteur agroalimentaire : plan industriel agroalimentaire, comité stratégique de la filière alimentaire, plateforme Food For Life France, projets collaboratifs de R&I…

Auparavant, elle a occupé pendant 4 ans un poste de règlementaire sur le thème qualité/sécurité des aliments, toujours au sein de l’ANIA.

Françoise Gorga assure la coprésidence du GT « Alimentation du Futur » du Fonds français pour l’Alimentation et la Santé et la GT « Innovation et Performance industrielle » du GFI.

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ACTE 1 : LES BASIQUES INCONTOURNABLES

L’alimentation reste avant tout un plaisir pour une vaste majorité des consommateurs mondiaux, La qualité gustative arrive souvent en tête des critères d’achat particulièrement en Europe et aux Etats-Unis. Les Russes (83 %), les Français et les Britanniques (77 %) mais aussi les Espagnols (76 %) et les Allemands (75 %) apprécient de s’offrir des produits alimentaires qu’ils considèrent comme des “petits luxes”, des “purs moments de plaisir”. Du mariage entre racines et nouveautés émerge une nouvelle vague design, “food art”, voire ”Neo mix & match“ – une nouvelle forme de fusion food qui s’inspire de la mode.

Une vaste majorité des consommateurs a faim de découvrir de nouveaux produits alimentaires. Les plus curieux sont les Moyen-orientaux (71 %), suivi de près par… les Français (64 %) et les Espagnols (63 %) ! La plupart des consommateurs rechignent toutefois à acheter des articles qui ne sont pas ancrés dans leur culture même si le buzz à leur sujet est important.

Cette quête de qualité gustative et de variété se traduit par des attentes prononcées pour des produits de terroir ou de produits “authentiques” avec un caractère inimitable, notamment dans les pays Européens et en Chine.

 

4 tendances découlent de ce constat :

  • La nostalgie revisitée (produits vintages)
  • Les petits luxes autorisés (produits coup de cœur pour un moment de gourmandise)
  • Le produit star (produit qui mise sur le goût de l’ingrédient unique)
  • Néo Mix and Macth (assemblage de goûts/textures différents)

ACTE 2 : MIEUX MANGER OU MANGER MIEUX ?

Les consommateurs regardent aujourd’hui à deux fois les aliments dans leur assiette avant de les croquer à pleines dents. Effrayés par certains scandales, inquiets pour leur santé, ils sont à la recherche de simplicité pour près des 2/3 des consommateurs, afin d’être certains de ne pas avoir des ingrédients suspects (plus de 70 % en France, Asie et Moyen-Orient). 63 % des consommateurs font de plus en plus attention à l’origine des produits alimentaires qu’ils consomment (plus particulièrement en Asie, Russie, Moyen-Orient et France : près de 70 % et plus). C’est souvent le critère qui rassure le plus sur la qualité des produits alimentaires.

Dans cette tendance au naturalisme alimentaire, les produits non transformés ou présentant des garanties de produits naturels ont le vent en poupe.

 

3 tendances découlent de ce constat :

  • Naturellement bénéfique (produit naturel garantissant le plaisir de consommer sainement)
  • Made in (proximité du lieu de production)
  • A l’état brut (produits « sauvages », ingrédients d’origine, bruts, naturels)

ACTE 3 : ALIMENTATION ET DURABLE

Le développement durable est un sujet qui préoccupe presque tout le monde aujourd’hui. Une immense majorité de consommateurs jugent notamment important de réduire le gaspillage alimentaire (près de 85 % des consommateurs ou plus dans tous les pays, sauf en Russie 66 %). De la même manière, 81 % des consommateurs jugent important le fait d’acheter des produits alimentaires plus respectueux de l’environnement – avec des scores plus importants en Chine et Asie du Sud-Est (plus de 90 %), en France (86 %), en Espagne (82 %) et au Moyen Orient (81 %) -. Pour y répondre, des sociétés leur offrent cette option en optimisant notamment les restes et les invendus, d’autres en limitant les contenants. Porté par le sens de l’histoire, le principe du “vrac”, zappeur d’emballage permettant d’acheter au gramme près ce dont on a besoin, gagne lui un terrain considérable dans les pratiques quotidiennes.

Et puisque l’attention portée à l’environnement est holistique, elle concerne également le bien-être animal avec 77 % de consommateurs déclarant important le fait d’acheter des produits alimentaires plus respectueux du bien-être animal.

 

3 tendances découlent de ce constat :

  • Zero gachis (limiter les déchets)
  • Moins d’emballage (limiter le suremballage)
  • Préservation des ressources et bien-être animal (garanties de respect des animaux dans l’élevage et l’abattage)

ACTE 4 : ASSIETTE CONNECTÉE

L’internet est présent partout dans notre vie : au bureau, à la maison, dans le métro ou sur les bancs de l’école… De même, les consommateurs sont nettement enclins à interagir online avec les marques dans les domaines du tourisme/des voyages (54 %) ou de l’automobile (45 %). En revanche, dans l’univers de l’alimentaire ou des boissons, ils ne sont que 26 % à l’envisager. La recherche de recettes sur la Toile est la pratique la plus ancrée dans les habitudes des consommateurs (avec près de 8 consommateurs sur 10 qui le font). Et si au Moyen-Orient (62 %) et en Asie (60 %), les internautes ont pris l’habitude d’échanger sur les marques et les produits alimentaires au sein d’une communauté en ligne, seulement 34 % des Espagnols et environ 20 % des Français, Anglais, Allemands et Américains ont franchi ce cap.

L’usage de sites marchands dans l’alimentaire est, lui, bien plus répandu en Chine (86 %) et en Asie du sud-est (76 %) qu’en Allemagne (30 %) ou en France (44 %). Quant aux objets connectés en cuisine, ils sont très populaires en Chine (86 %) et en Asie du sud-est (85 %). Près de la moitié des consommateurs dans cette région les ont déjà utilisés. L’Europe et notamment la France (11 %) et l’Allemagne (8 %) sont plus à la traîne dans ce domaine tout comme les Russes (6 %) et les Américains (13 %).

 

3 tendances découlent de ce constat :

  • D’où ça vient (les industriels montrent la fabrication et la préparation des aliments)
  • Tech my way (les nouvelles technologies aident à produire / personnaliser les aliments)
  • Data santé (objets connectés via le scannage des étiquettes)