Note de conjoncture économie n°87 de mars 2018

 

L’agroalimentaire, un secteur sous tension qui voit sa place de locomotive industrielle menacée.

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Auteur

Stéphane Dahmani

Stéphane Dahmani

Directeur Economie

Au sein du département économie et compétitivité, Stéphane DAHMANI suit les dossiers relatifs à l’économie et la compétitivité du secteur agroalimentaire.

Son rôle est de représenter l’ANIA dans différentes instances (MEDEF…) et auprès des Pouvoirs Publics et d’apporter son expertise aux commissions, groupes de travail et services de l’ANIA. Ses principales fonctions sont d’assurer le suivi d’indicateurs économiques et de panel et la production d’une veille sur le secteur agroalimentaire. Il participe également à la rédaction de notes de conjoncture, de positions et d’argumentaires sur le secteur, dont il assure la synthèse et la diffusion auprès de nos différents adhérents (fédérations, entreprises).

Auparavant il était Economiste pendant 5 ans à la Direction Générale du Trésor. Il a notamment eu en charge, pendant 4 ans, la réalisation de prévisions macroéconomiques (Inflation, Consommation des ménages et Croissance) au sein du service des Politiques macroéconomiques et des affaires européennes (SPMAE) de Bercy. Plus récemment, il était le responsable du suivi des entreprises françaises (situation économique et financière) et rapporteur au sein de l’Observatoire du financement des entreprises, auprès de la Médiation du crédit.

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Les négociations commerciales 2018 se sont révélées désastreuses pour les entreprises alimentaires, bien loin des Etats Généraux et des engagements pris. Dans son Observatoire des négociations commerciales, l’ANIA a ainsi recensé de nombreuses demandes de baisses de prix agressives et systématiques, se rajoutant ainsi à des comportements irrespectueux, mauvaises pratiques et menaces en forte augmentation, créant un climat délétère.

 

Dans le détail, près de la moitié des entreprises consultées ont signé en déflation. Par ailleurs, aucune amélioration n’a été constatée pour 92% des entreprises dans leurs relations avec la grande distribution. Plus encore, 46% des entreprises consultées estiment que leurs relations avec leurs clients de la grande distribution se sont dégradées.

 

Dans ce contexte, l’annonce, début avril, par les distributeurs Casino, Auchan et Système U d’un projet d’alliance mondiale pour leurs achats fait craindre aux entreprises un rapport de forces davantage déséquilibré : les entreprises alimentaires feraient face à seulement 3 centrales d’achat. En termes d’emplois, de compétitivité et d’investissements, les risques économiques sont nombreux pour la filière alimentaire, déjà ébranlée par 4 années consécutives de guerre des prix, destructrice de valeur.

 

  • L’Industrie agroalimentaire (IAA), en perte de vitesse ces dernières années reste confrontée à de nombreux freins.
  • Pour l’IAA, secteur majeur en termes d’emplois et de performances à l’export, les enjeux sont fondamentaux.
  • Panorama Europe : inflation et production encore modérées – Décrochage de la production en France par rapport au reste de la zone euro.
  • Consommation en France : décélération des dépenses ces trois dernières années.
  • Export : un levier de croissance fondamental pour les IAA.