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[Economie] Note de conjoncture n°80 – mars 2017
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En synthèse, l’industrie alimentaire française perd des parts de marchés à l’international et sa compétitivité s’érode depuis la crise financière, dans un contexte où le prix des matières premières a explosé.
La difficulté structurelle qu’a le maillon industriel à « passer des tarifs » est le reflet de la très grande concentration du secteur de la grande distribution (4 centrales d’achats représentants près de 92 % des achats en France) qui se trouve confrontée à un amont très fragmenté (plus de 17 000 entreprises agroalimentaires).
Le décrochage de la compétitivité de l’industrie alimentaire française reflète également une pression fiscale accrue depuis 2011 (nette accélération de la fiscalité sur les facteurs de production uniquement observable en France) qui s’ajoute à des normes et sur-transpositions croissantes, qui viennent obérer la productivité de l’industrie alimentaire et sa capacité de rebond.
Deux problématiques majeures de compétitivité pour l’industrie alimentaire demeurent :
- Mettre fin à la guerre des prix, destructrice de valeur
- Supprimer la fiscalité comportementale et les taxes inutiles qui pèsent aujourd’hui fortement sur les facteurs de production