Note sur la compétitivité des IAA

L’ANIA publie une note sur la compétitivité des IAA : un marché alimentaire en pleine mutation et soumis à des défis de compétitivité importants.

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Auteur

Stéphane Dahmani

Stéphane Dahmani

Directeur Economie

Au sein du département économie et compétitivité, Stéphane DAHMANI suit les dossiers relatifs à l’économie et la compétitivité du secteur agroalimentaire.

Son rôle est de représenter l’ANIA dans différentes instances (MEDEF…) et auprès des Pouvoirs Publics et d’apporter son expertise aux commissions, groupes de travail et services de l’ANIA. Ses principales fonctions sont d’assurer le suivi d’indicateurs économiques et de panel et la production d’une veille sur le secteur agroalimentaire. Il participe également à la rédaction de notes de conjoncture, de positions et d’argumentaires sur le secteur, dont il assure la synthèse et la diffusion auprès de nos différents adhérents (fédérations, entreprises).

Auparavant il était Economiste pendant 5 ans à la Direction Générale du Trésor. Il a notamment eu en charge, pendant 4 ans, la réalisation de prévisions macroéconomiques (Inflation, Consommation des ménages et Croissance) au sein du service des Politiques macroéconomiques et des affaires européennes (SPMAE) de Bercy. Plus récemment, il était le responsable du suivi des entreprises françaises (situation économique et financière) et rapporteur au sein de l’Observatoire du financement des entreprises, auprès de la Médiation du crédit.

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En voici un résumé en 3 points :

 

1 La filière alimentaire est très importante pour l’économie française (15 % du PIB et 10 % des exportations du pays, 3ème secteur en termes de solde commercial). Composée majoritairement de petites entreprises situées à proximité des lieux de production agricole, la filière alimentaire contribue à la vitalité des territoires. La filière compte également de grandes entreprises ou groupes coopératifs dont certains sont des leaders mondiaux, notamment dans les domaines des produits laitiers ou des vins et spiritueux.

 

2 L’émergence de mutations mondiales qui vont impacter la manière de nous alimenter dans les années à venir. La croissance démographique (9,5 milliards d’individus à horizon 2050) va créer les conditions de l’émergence d’une classe moyenne,  avec un pouvoir d’achat supérieur, qui permettra une hausse de la consommation individuelle. De nouveaux modes de consommation vont également voir le jour, poussant les consommateurs vers plus de simplicité et de praticité.

 

3 Les industriels français disposent indiscutablement d’atouts intrinsèques pour répondre à ces enjeux. Pour autant, ils voient encore devant eux des défis de compétitivité importants, parmi lesquels :

  • Mettre fin à la destruction de valeur dont souffre la filière alimentaire, liée à une guerre des prix sans limite ;
  • Se donner les moyens de la modernisation de notre outil de production : alléger le poids de la fiscalité alimentaire, qui s’est envolé depuis 2011, tout en veillant à la simplification de l’environnement réglementaire ;
  • Faire rayonner la marque « France » à l’export, alors que le solde commercial français tend à s’éroder progressivement depuis plusieurs années.