12 juillet : Petit-déjeuner présentation résultats ObSoCo

Le 12 juillet, les membres du réseau ANIA étaient conviés à un petit-déjeuner de présentation des résultats de l’Observatoire du rapport des Français à la qualité dans l’alimentaire.

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Cécile Rauzy

Cécile Rauzy

Directrice alimentation & santé

Au sein de l’équipe Alimentation Santé de l’ANIA, Cécile Rauzy a pour mission d’assurer la direction et la coordination du service, de définir les priorités des équipes en matière de nutrition, réglementation, information du consommateur et sécurité sanitaire. Elle est par ailleurs en charge du pilotage des sujets en lien avec la nutrition.

Auparavant, elle a été chargée des relations scientifiques dans l’agence SPRIM spécialisée en communication « nutrition – santé » (1999-2005). Puis elle a dirigée pendant 3 ans le service qualité nutrition de l’Alliance 7, fédération professionnelle membre de l’ANIA regroupant les fabricants d’épicerie sucrée et salée (2005-2008).

Cécile Rauzy est par ailleurs membre du Conseil National de l’Alimentation (CNA), du Conseil National de la Consommation (CNC), du Comité de suivi du Programme National Nutrition Santé (PNNS), du Comité d’orientation thématique « alimentation » de l’ANSES et du Comité d’Orientation Technique de l’OQALI.

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Transparence, qualité des produits ou encore impact environnemental, les consommateurs sont exigeants pour leur alimentation et celle de leurs proches. Et ils ont raison. Répondre aux attentes et aux besoins des consommateurs est au cœur du métier des entreprises alimentaires et la clé de leur développement. C’est la raison pour laquelle l’Ania a proposé le 10 mai « un nouveau pacte alimentaire » qui constitue une nouvelle étape de l’adaptation des IAA à l’évolution des attentes des consommateurs au sein d’un monde en constante mutation.

 

Aujourd’hui nous vous présentons les résultats de l’Observatoire du rapport des français à la qualité dans l’alimentaire, mené par l’ObSoCo en partenariat avec l’ANIA, la FCD et Intermarché. Une démarche que nous soutenons activement : l’Observatoire du rapport des français a la qualité dans l’alimentaire de l’Obsoco est complémentaire de l’Observatoire de la qualité des aliments l’OQALI auquel industriels et distributeurs participent depuis plusieurs années. En effet, si l’OQALI permet d’objectiver l’évolution concrète de la qualité nutritionnelle des aliments, l’Observatoire de l’Obsoco, nous enseigne quant à lui sur la perception par les  consommateurs de cette évolution de la qualité.

Résultats de l'Observatoire du rapport des français à la qualité dans l'alimentaire

>> Une attention accrue pour la qualité des produits

La succession d’années marquées par une conjoncture économique morose a favorisé la guerre des prix dans le secteur de la distribution alimentaire. La déflation qu’ont connu les prix des produits de grande consommation a donné un coup de pouce au pouvoir d’achat des consommateurs, mais elle a aussi produit des effets délétères sur l’amont des filières et sur les marges des distributeurs. Pourtant, les consommateurs ne sont seulement à l’affut de prix bas. Selon l’Observatoire du rapport des Français à la qualité des produits alimentaires de l’ObSoCo, ils sont 82 % à déclarer, par rapport à il y cinq ans, faire plus attention à la qualité des produits alimentaires qu’ils achètent. À 59 %, ils affirment privilégier la qualité quitte à payer plus cher. Si 40 % des Français interrogés disent devoir s’imposer des restrictions sur leurs dépenses alimentaires, ce n’est qu’en dernière instance (notamment pour les plus modestes) qu’ils se résignent à rogner sur la qualité de leur alimentaire.

 

Si les consommateurs portent un jugement plutôt positif sur la qualité des produits qu’ils achètent, ils pointent des voies d’amélioration en particulier sur la sécurité alimentaire et sur la qualité environnementale et sociétale des produits. Si cette demande de qualité ne se traduit pas toujours dans les actes d’achat, c’est souvent par défaut d’information sur la qualité des produits et par l’absence d’assurance qu’en payant plus cher on accède à coup sûr à de meilleurs produits. Travailler la qualité des produits dans toutes ses dimensions, la signaler de manière crédible aux consommateurs est une manière pour les filières agro-alimentaires et la distribution de sortir par le haut de la guerre des prix, en s’engageant résolument dans la voie d’une « bonne consommation ». A défaut, les consommateurs pourraient accélérer le mouvement actuel d’engagement vers les circuits alternatifs (bios, direct-producteurs…).

Les consommateurs ne perçoivent pas les efforts faits sur la qualité et les services. Il y a un fossé entre ceux qui produisent et ceux qui consomment. Mais il nous appartient de travailler encore sur ces items pour que les français comprennent nos réalisations.
Jean-Philippe Girard, président de l'ANIA (Interview magazine LSA 16 juin 2016)

>> Premiers résultats d’une enquête inédite sur la perception de la qualité

 

Sur quelles bases les consommateurs fondent-ils leur évaluation de la qualité d’un produit alimentaire ? *

 

  • 87% Les informations sur la traçabilité du produit, dont le pays d’origine (10 points de + qu’en 2007**)
  • 85% La composition du produit (10 points de + qu’en 2007**)
  • 80% L’apparence de l’aliment (9 points de – qu’en 2007**)
  • 78% Le prix (11 points de – qu’en 2007**)
  • 77% L’existence d’un signe officiel de qualité (7 points de + qu’en 2007**)
  • 64% Le type de distributeur (4 points de – qu’en 2007**)
  • 49% La marque du produit (1 points de – qu’en 2007**)
  • 45% Les récompenses dans les concours (15 points de + qu’en 2007**)

 

* par rapport à 2007      ** Crédoc 2007