En 2013, le CREDOC montrait que le petit-déjeuner était en fort déclin et notamment chez les enfants. En effet, 29% d’entre eux sautaient au moins un petit-déjeuner par semaine, alors qu’ils n’étaient que 11% dix ans plus tôt. Fort de ce constat, une nouvelle étude a été lancée pour interroger directement les professeurs des écoles. L’objectif : connaître l’impact et l’ampleur de l’absence de prise de petit-déjeuner des élèves à l’école le matin.
Si certains résultats confortent les craintes attendues, d’autres témoignent d’un véritable problème de société. Voici les principaux résultats, basés sur le déclaratif des 500 enseignants interrogés :
- 47% des enseignants identifient que des élèves arrivent le ventre vide le matin. Ceci concerne 3,4 élèves par classe en moyenne de manière récurrente.
- Les écoles REP+ (Réseau d’Éducation Prioritaire Renforcée) sont davantage concernées, à savoir 5,2 enfants par classe.
- Les causes principales identifiées sont le contexte familial, principalement pour des raisons socioéconomiques ou familiales difficiles ou du fait de modes de vie contraignants.
- Le constat des enseignants est sans appel : les élèves qui sautent le petit déjeuner sont plus fatigués durant la matinée, moins concentrés et moins attentifs, ce qui peut être un frein à l’apprentissage.
- Certains enseignants alertent sur les conséquences physiques parfois graves de l’absence de prise de petit déjeuner : des malaises sont couramment observés chez ces élèves.
- Ils sont pourtant impliqués puisque 34% des enseignants qui ont identifié qu’un ou plusieurs élèves arrivaient le ventre vide le matin à l’école, ont essayé de mettre en place une action pour contrecarrer ce phénomène (de type éducation nutritionnelle dans la classe.)
- 86% d’entre eux pensent important d’aborder l’équilibre alimentaire en classe.
Dossier de presse complet et informations supplémentaires disponibles auprès de l’
Alliance 7.