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Tableau de bord de l’agroalimentaire – 1er trimestre 2016
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Cependant, les faiblesses structurelles du secteur (érosions des marges, détérioration de la compétitivité) pourraient en limiter l’ampleur :
La consommation des ménages progresse début 2016
Si elle se contentait de suivre la croissance de la démographie depuis 3 ans, la consommation alimentaire s’est redressée depuis septembre dernier (+1,9 % sur un an en mars). Cependant, cette hausse est plus faible que celle constatée dans d’autres secteurs. Le contexte de guerre des prix dans le secteur de la grande distribution, qui persiste depuis près de 33 mois, ne stimule donc pas la consommation.
L’investissement des entreprises accélérerait en 2016 (+13 % prévu), porté par des perspectives de demande mieux orientées
Le dispositif de suramortissement, finalement prolongé sur l’ensemble de l’année 2016, expliquerait une partie de cette hausse. L’environnement financier resterait par ailleurs favorable à l’investissement avec un environnement de taux bas et un accès au crédit globalement satisfaisant.
Signe d’une compétitivité dégradée, cette hausse de la demande s’accompagne d’une détérioration du solde commercial
Depuis le début de l’année, les importations progressent nettement plus vite que les exportations, dans un contexte où la production marque le pas. Le solde commercial se détériore lorsqu’il est mesuré hors boissons et tabac (-3,6 Md€)
La situation financière des entreprises continue de se tendre
Si les marges se sont renforcées dans les autres secteurs (+3 pts en 2015), elles ont encore baissé dans l’alimentaire (-1 pt) pour atteindre un niveau inobservé depuis 40 ans. La détérioration des termes de l’échange a expliqué une large partie de la baisse des marges depuis 2009. Cette tendance se poursuit donc en 2015, dans un contexte de négociations commerciales tendues.