Suite aux réunions de concertation pilotées par le ministère de la santé et des affaires sociales sur l’étiquetage nutritionnel simplifié, l’ANIA tient à réaffirmer la volonté des entreprises agroalimentaires d’améliorer l’information du consommateur. Dans le cadre de cette instance de dialogue réellement mise en place en mai 2015 et animée par M. Benoît VALLET, Directeur Général de la Santé, l’ANIA soutient le déploiement d’une évaluation en conditions réelles d’achat des différents systèmes d’information proposés à date.
Depuis juin 2014, dès la présentation des orientations de la loi de modernisation du système de santé par la ministre de la santé et des affaires sociales, Marisol Touraine, L’ANIA s’est déclarée favorable à s’engager aux cotes des pouvoirs publics et de participer activement à l’amélioration de l’information des consommateurs.
En effet, l’étiquetage nutritionnel actuel encadré par le règlement européen INCO et présenté sous la forme d’un tableau de données peut paraître complexe pour de nombreux consommateurs. Ce tableau, obligatoire au niveau européen, reste intéressant car il apporte de la transparence en donnant de nombreuses informations aux consommateurs sur la composition nutritionnelle des produits. Il n’est toutefois pas suffisant pour permettre à ces mêmes consommateurs de mieux choisir leurs aliments. Une information graphique complémentaire simplifiée et harmonisée est donc une voie pertinente à explorer collectivement.
L’ANIA a donc tenu à afficher dès le début des débats la volonté des entreprises agroalimentaires à poursuivre leurs efforts dans l’amélioration de l’information nutritionnelle des consommateurs dans le cadre du respect de la réglementation européenne en cours. De même, nous avons marqué publiquement notre attachement à une approche pragmatique et pédagogique, ainsi que notre opposition à tout système d’étiquetage simpliste et réducteur ne tenant pas compte de toutes les dimensions de l’alimentation.
La lutte contre l’obésité constitue un enjeu majeur de santé publique. Il nécessite à cet égard la mobilisation, la coordination et le support de tous les acteurs publics, privés et associatifs, autour d’objectifs communs, au sein d’une dynamique partenariale. Dans ce cadre, la mise en place d’un dispositif complémentaire d’information auprès des consommateurs requiert de l’écoute, du dialogue et de la concertation de la part de chaque acteur.
Des désaccords sont inévitables sur les modalités du système d’information à mettre en place. L’ouverture d’une concertation permet à ce titre de sortir des postures traditionnelles, de mieux comprendre les positions de chacun et d’identifier ensemble des leviers concrets pour atteindre les objectifs. Pour fournir aux consommateurs une information qui leur est adaptée au moment de leur achat, il est nécessaire de les associer à la réflexion. C’est la raison pour laquelle, l’ANIA soutient la mise en place d’une évaluation auprès des consommateurs en conditions réelles d’achat des différents systèmes d’information complémentaire possibles, incluant évidemment ceux qui n’ont pas nos préférences.
Quatre systèmes d’informations nutritionnelles devront être évalués auprès des consommateurs en magasins (voir les conditions de l’évaluation sur le site du ministère de la santé) :
- Le système SENS basé sur la recommandation de 4 fréquences de consommation
- Le système 5C basé sur une notation unique de 5 couleurs
- Le système nutri-repères améliorant le système actuel des repères nutritionnels journaliers déjà présent sur certains produits
- Le système des feux tricolores déjà expérimenté en Grande Bretagne basé sur une note de 3 couleurs par nutriments
L’amélioration de l’information nutritionnelle est un des éléments d’un Nouveau Pacte Alimentaire qui sera présenté ce matin lors des Assises Nationales de l’Alimentation.