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Présidentielle 2017

Dans le cadre de l’élection présidentielle, l’ANIA a publié les 12 propositions de la première industrie de France à l’attention des candidats. Les réponses des candidats seront également publiées ici.

 

Les 17 647 entreprises agroalimentaires demandent aux candidats à la Présidence de la République française de s’engager à leurs côtés afin de :

Recréer de la valeur dans la filière en assurant des relations apaisées entre tous les acteurs

1. Créer un grand Ministère de l’Alimentation :

  • pour accompagner efficacement toute la filière,
  • pour coordonner des politiques publiques ambitieuses et cohérentes,
  • pour mieux prendre en compte les attentes des consommateurs et des acteurs économiques,

 

2. Après 10 ans de LME, repenser le cadre réglementaire des relations commerciales :

  • en partant d’une approche « filière alimentaire » car l’alimentation n’est pas une marchandise comme les autres,
  • en remettant le produit et l’offre au cœur des négociations commerciales et non plus seulement le prix,
  • en simplifiant une loi devenue illisible pour les opérateurs quelle que soit leur taille,
  • en maintenant et renforçant les acquis utiles et efficaces, notamment tous ceux qui ont permis de corriger le déséquilibre grandissant entre distributeurs et fournisseurs.

 

3. Faire appliquer la loi, toute la loi : c’est une nécessité économique et sociale vitale !

 

4. Questionner le droit de la concurrence, notamment au niveau européen, pour que le dogme du prix et l’intérêt à court terme du consommateur ne viennent pas mettre en péril l’intérêt à long-terme du salarié : un équilibre doit être retrouvé.

Recréer de la confiance avec les entreprises agroalimentaires

5. Pour plus de visibilité : suppression des taxes inutiles et moratoire sur la fiscalité comportementale inefficace.

 

6. Pour plus de simplicité : coordonner les différentes réglementations sanitaires et environnementales au niveau européen et éviter la surtransposition et la surrèglementation.

 

7. Pour plus de pragmatisme : faire précéder chaque nouvelle législation ou règlementation d’une étude d’impact pour juger le bénéfice réel au regard des contraintes nouvelles.

 

8. Pour plus d’ambition : miser sur l’éducation alimentaire dès le plus jeune âge, valoriser les actions de nos secteurs en matière d’offre alimentaire et contribuer à promouvoir une vision plus positive de l’alimentation au travers d’un pilotage interministériel unique.

Redonner des marges de manœuvre économiques et relancer les exportations

9. Réduire le coût du travail: transformer le CICE en baisse de charges sur les salaires.

 

10. Maîtriser le coût de l’énergie : préserver la compétitivité du coût de l’énergie, notamment pour les entreprises électro et gazo-intensives.

 

11. Moderniser: poursuivre les chantiers de la solution alimentation intelligente,  améliorer la lisibilité des dispositifs de soutien à l’investissement et  à l’innovation.

 

12. Exporter: mettre en place un guichet unique, des  moyens humains et financiers pour reconquérir notre leadership à l’international.