De bonnes relations sociales sont facteurs de progrès et de développement pour le secteur agroalimentaire. Consciente de cet enjeu, l'ANIA, porte-parole de la profession, a redoublé d'efforts pour faire reconnaître les intérêts de chacun et envisager l'avenir avec sérénité. A suivre... les principales actions qui ont marqué l'année 2007.
La formation, clé du développement des entreprises et des salariés :
Un nouvel accord interbranches !
Vingt organisations professionnelles et quatre organisations syndicales de salariés (FGA-CFDT, FGTA-FO, CFE-CGC, CFTC-CSFV) ont signé, le 20 juin 2007, un accord interbranches portant sur la reconnaissance des certificats de qualification professionnelle, dits CQP IA, délivrés par une des branches signataires dans toutes les entreprises alimentaires adhérentes aux branches signataires, quelle que soit la branche l'ayant donné. Ces CQP IA sont délivrés sur la base commune : référentiels harmonisés, modèles de grilles d'évaluation et méthodologie de mise en oeuvre.
Cet accord novateur répond ainsi à la sécurisation des parcours professionnels.
L'attractivité des métiers, un enjeu prioritaire pour les entreprises de l'alimentaire
->Le 6 mars 2007, la convention de coopération a été renouvelée pour 5 ans et signée par les cinq organisations syndicales de salariés. Elle habilite l'ANIA comme OCTA, organisme collecteur de la taxe d'apprentissage.
Ce partenariat avec les Ministères de l'Education Nationale et de l'Agriculture permet de financer un programme d'action d'informations sur les métiers. Dans ce cadre, il a été décidé d'une part d'un plan d'actions pluriannuel sur la période 2007-2011 et d'autre part d'un message national commun relayé ensuite par tous les acteurs locaux.
-> Un protocole d'actions a été signé, avec la Délégation Interministérielle aux Industries Alimentaires, la Direction Générale de l'Enseignement et de la Recherche du Ministère de l'Agriculture, l'ANIA et Coop de France, pour organiser des opérations "Portes Ouvertes" dans les entreprises et les établissements d'enseignement agricole. La première journée s'est déroulée pendant la Semaine du Goût.
OBSERVIA, l'observatoire prospectif des métiers et des qualifications
OBSERVIA a débuté ses travaux en 2006. Trois actions ont été initialement lancées et concernent :
• La constitution d'une base de données permettant de se doter d'un outil statistique.
• La création d'une cartographie et d'un répertoire des métiers utilisable par tous, pour connaître les métiers des industries alimentaires et les compétences clés nécessaires pour les occuper.
• La mise en place d'une étude prospective à horizon 2020 permettant la création d'un système de veille anticipative stratégique sur les mutations des industries alimentaires.
Missions : identifier les tendances, mieux anticiper les évolutions futures et les conséquences en termes généraux mais surtout sur l'emploi, sur les évolutions des métiers et sur les compétences requises demain.
Ces outils constituent le socle d'OBSERVIA et seront évolutifs en fonction des nouveaux besoins identifiés.
Les premières données statistiques sur l'emploi seront disponibles prochainement et fourniront des informations sur les effectifs, sur la structure de l'emploi par sexe et par région, sur les âges des salariés... sans oublier la répartition par catégorie socioprofessionnelle, le temps de travail, les anciennetés et une simulation de la prospective démographique à 5 ans.
En parallèle, OBSERVIA a engagé de nouvelles études portant sur :
• La révision des classifications pour le compte de certains de ses membres.
• L'égalité professionnelle femmeshommes. Ce sujet est au coeur du débat public, c'est aussi un enjeu économique et stratégique pour le développement des entreprises. C'est enfin une exigence sociale forte.
Objectif : dresser un état des lieux et diffuser un guide des bonnes pratiques.
• La perception qu'ont les jeunes de 14 à 18 ans des entreprises de l'alimentaire. Cette enquête est un préalable à toute campagne d'informations sur nos métiers
