Impliquée et motivée, l'ANIA continue à être très active autour de sujets importants comme l'équilibre alimentaire, la publicité alimentaire ou encore l'étiquetage nutritionnel...
Au menu, un programme 2006 riche en événements et source de changements pour les consommateurs !
L'ANIA et le Programme National Nutrition Santé (PNNS)
Lors de la mise en place du 2nd volet du PNNS (2006-2010), l'ANIA s'est mobilisée pour que l'industrie soit reconnue comme un véritable partenaire.
Ainsi, les actions des entreprises pour l'amélioration de l'offre alimentaire seront formalisées par des engagements officiels et évalués par un Observatoire de la qualité de l'offre alimentaire.
Cette évolution positive résulte du franc et constructif dialogue qui s'est établi avec les Pouvoirs publics. Les travaux du groupe de travail du PNNS piloté par la DGAL, concernant les glucides en sont l'illustration. L'objectif était de comprendre comment les recommandations du PNNS (moins de glucides simples, plus de glucides complexes et de fibres) pouvaient être réalisées dans le cadre d'une démarche partenariale,en évaluant les actions possibles de chacun (industriels, distributeurs, Pouvoirs publics, scientifiques, associations de consommateurs...) et permettre d'aboutir à des engagements concrets de chacun. Les secteurs concernés de l'ANIA se sont très fortement impliqués et ont présenté les possibilités d'optimisation des recettes, les efforts déjà réalisés, ainsi que les limites technologiques, gustatives et économiques.
Concrètement, les syndicats professionnels ont émis des premières idées d'engagements sur la composition et la présentation des aliments, sur la communication et sur les partenariats.
Cette démarche, qui a permis d'instaurer une meilleure écoute et une meilleure compréhension entre tous les acteurs, sera poursuivie sur d'autres sujets.
Publicité alimentaire et messages sanitaires
Les textes d'application de la Loi de Santé Publique ont été finalisés.
Les annonceurs devront apposer des messages sanitaires sur tous les supports publicitaires, ou, à défaut,payer une taxe de 1,5 % de leurs investissements publicitaires. L'ANIA a recommandé très clairement à ses entreprises d'opter pour la voie de l'information et de l'éducation et donc du message sanitaire.
L'ANIA et les nouveaux règlements européens
Après plusieurs années de travail, les règlements sur "les allégations nutritionnelles et santé" et sur "l'addition de vitamines, minéraux et autres substances" ont été publiés en décembre, permettant une harmonisation des réglementations nationales disparates.
Pour faciliter l'application de ces textes très complexes, l'ANIA a élaboré des documents, sous forme de questions/réponses, en s'appuyant sur les échanges avec l'administration.
Avec la CIAA, l'ANIA a également dressé l'inventaire des allégations santé, scientifiquement fondées, qu'elle souhaite voir figurer dans la future liste qui sera établie par la Commission Européenne dans 3 ans. Parallèlement, elle a démarré une réflexion avec l'IFN, sur les profils nutritionnels des aliments, car les allégations seront réservées aux seuls aliments conformes à ces profils.
Enfin, l'ANIA a poursuivi ses actions, pour le maintien des aliments "à teneur garantie" en vitamines et minéraux, menacés par le nouveau règlement européen.
Pour un étiquetage nutritionnel compréhensible
L'étiquetage nutritionnel reste un enjeu majeur et la réglementation européenne sera modifiée prochainement.
En effet, cet étiquetage doit être simplifié pour être mieux compris des consommateurs ; mais la diversité des initiatives prises dans ce sens par les Etats membres, les industriels et les distributeurs s'avère source de confusion.
L'ANIA encourage les entreprises à donner la composition nutritionnelle des aliments, via un étiquetage nutritionnel volontaire avec, si possible, des points de repères pour le consommateur : l'information par portion d'aliment et en pourcentage des apports journaliers recommandés.
Pour assurer une cohérence, l'industrie alimentaire européenne, via la CIAA, a recommandé un modèle d'étiquetage commun, qui sera progressivement appliqué en 2007. L'ANIA souhaite également que la France soit plus présente dans le débat au niveau européen, sur la base des conclusions du rapport du CNC (Conseil National de la Consommation), qui s'opposent à tout système du type "feux tricolores" simpliste et discriminant, soutenu par des pays du nord de l'Europe. Enfin, sur un plan plus technique, l'ANIA a revu, avec la DGCCRF, ses recommandations sur les tolérances admises pour les valeurs étiquetées, tenant compte de la variabilité des matières premières, des méthodes d'analyse.
La communication nutritionnelle en questions
Les travaux de la Commission de déontologie, créée en 2005, ont abouti en octobre à une nouvelle version du Guide de bonnes pratiques de communication nutritionnelle. Aujourd'hui, le renforcement de la déontologie de la communication est essentiel, pour maintenir l'image d'une industrie alimentaire responsable.
Des recommandations pour l'étiquetage des aliments aromatisés
Suite aux discussions au sein du CNC visant à garantir une information loyale du consommateur, l'ANIA a élaboré des lignes directrices, pour la réalisation d'illustrations stylisées des denrées aromatisées.
Objectif : les différencier des illustrations réalistes réservées aux produits contenant les ingrédients sources de l'arôme (fruits, épices...).
La directive sur l'étiquetage des aliments en révision ...
L'ANIA a travaillé, au sein du CNC, pour la révision de la directive générale concernant l'étiquetage des aliments, prévue pour 2007. Elle soutient les objectifs de simplification et de meilleure régulation de cette révision et veillera à ce qu'ils soient bien respectés.
Ensemble, agissons contre l'obésité !
L'obésité est un problème de santé publique complexe car multifactoriel : l'évolution des comportements alimentaires et la destructuration des repas, le manque d'activité physique et l'augmentation de la sédentarité, l'absence d'information et de repères nutritionnels...
Pour agir efficacement, il est donc indispensable que l'ensemble des acteurs concernés, publics ou privés, soient impliqués dans des programmes d'actions concrètes ou de recherche. Aujourd'hui, les Pouvoirs publics, la presse et la société civile ont tendance à condamner systématiquement l'industrie alimentaire, sans pour autant lui laisser la possibilité d'intervenir comme partenaire des politiques de santé publique. L'ANIA, aux côtés de l'INRA et de l'IFN, a donc décidé de prendre les devants...
La Fondation Alimentation & Vitalité, la seule alternative
Pour promouvoir les bons comportements alimentaires ainsi que les modes de vie équilibrés et sains, l'ANIA crée, aux côtés de l'INRA et de l'IFN, la Fondation "Alimentation & Vitalité", structure fédératrice, mobilisatrice et crédible.
En effet, malgré la multiplication des initiatives pour aider les consommateurs à mieux se nourrir, le manque d'harmonisation des dispositifs mis en place en atténue l'impact. Ainsi, la Fondation "Alimentation & Vitalité", ayant vocation à être reconnue d'utilité publique, concrétise un partenariat public/privé sans ambiguïté et renforce l'implication collective de l'industrie alimentaire dans la mission d'intérêt général de prévention, d'éducation et de recherche sur les comportements alimentaires.
L'industrie alimentaire s'appuie désormais sur la Fondation pour mener une politique cohérente autour de 4 priorités :
1. Participer efficacement et de façon pérenne à la promotion des comportements favorisant l'équilibre alimentaire et la lutte contre l'obésité.
2. Mobiliser tous les acteurs concernés, publics et privés, autour d'une politique globale.
3. Soutenir des projets existants et générer de nouveaux projets, pour accentuer l'impact des actions sur le grand public.
4. Prévenir en pilotant ou en contribuant aux programmes de recherche sur les comportements et la réflexion sur les modes de consommation.
Une association de préfiguration de la Fondation a été créée en janvier 2007. Elle réunit l'ANIA, l'INRA et l'IFN et elle a notamment pour mission d'assurer et de coordonner l'ensemble des démarches de création et de reconnaissance d'utilité publique de la Fondation ; de mettre en place, en fonction des budgets disponibles, les premières actions de promotion des bons comportements alimentaires, comme par exemple :
• LE PROGRAMME ALIMENTATION ET INSERTION
Mis en place depuis 3 ans, il est issu d'une initiative publique/privée et l'adresse aux personnes en situation de précarité. Il se concrétise par la mise en place de formations et la diffusion d'outils d'information proposés aux bénévoles des associations qui distribuent l'aide alimentaire.
• LE PROGRAMME EPODE (ENSEMBLE PRÉVENONS L'OBÉSITÉ DES ENFANTS) C'est un programme de prévention santé, lancé dans 10 villes françaises, luttant contre la progression de l'obésité des enfants. Ces actions transversales sont mises en place à l'échelon local pendant 5 ans, pour mobiliser l'ensemble de la collectivité.
S'engager est une question de responsabilité sociale !
Afin de mener une démarche pérenne, les entreprises s'engagent pour une durée minimum de 3 ans. Le système de contribution est adapté à chaque entreprise, petite ou grande. Par l'obtention de la reconnaissance d'utilité publique (en cours), les entreprises bénéficient d'un avantage fiscal, soit une déduction de l'impôt sur les sociétés de 60% du montant de l'engagement.

