La Nutrition au coeur des débats !

Impliquée et motivée, l'ANIA continue à être très active autour de sujets importants comme l'équilibre alimentaire, la publicité alimentaire ou encore les allégations et l'étiquetage nutritionnel...
Au menu, un programme 2009 riche en événements et source de changements pour les consommateurs !

La définition des profils nutritionnels est en cours...

D'après le règlement « allégations » 1924/2006/CE, à partir de janvier 2011 un produit pourra ou non porter des allégations nutritionnelles ou de santé en fonction de son profil nutritionnel.
Ce système de profils nutritionnels doit être défini d'ici janvier 2009 par les Etats Membres et la Commission. Il y aura ensuite une période de transition de 2 ans pour la mise en conformité.

De nombreuses instances travaillent donc en ce moment sur ce sujet très complexe au niveau européen (AESA, Etats Membres et Commission, Syndicats professionnels européens) et français (AFSSA, IFN, ANIA, CNA...). Les discussions qui vont avoir lieu dans les 3 mois à venir sur la définition des profils nutritionnels vont être décisives.

Dans ce cadre, l'ANIA rappelle que l'industrie agroalimentaire est en faveur d'un système par catégories. En effet, tous les aliments jouent un rôle différent dans notre alimentation. Ils ne peuvent donc pas être jugés sur les mêmes critères. Un système comprenant autant de catégories que nécessaire permettrait de classer au sein d'une même catégorie les aliments en fonction de leur composition. Cette approche permettrait d'autre part de ne pas exclure une famille entière d'aliments. Un système trop simpliste pourrait par exemple empêcher les fromages de valoriser leur richesse en calcium. Enfin, seule une approche par catégorie permettrait à toutes les catégories d'aliment de bénéficier, lorsque c'est possible, d'un axe d'optimisation ou d'innovation.

Une actualisation des données de composition en acides gras trans

Au cours des derniers mois, les media se sont beaucoup intéressés aux acides gras trans. L'Institut Français pour la Nutrition (IFN) a donc décidé en novembre 2007 de mettre en place un groupe de travail réunissant des scientifiques et des industriels pour faire le point sur le sujet. Les conclusions de ce groupe ont été présentées aux journalistes et aux représentants d'associations de consommateurs le 10 juin lors d'un petit-déjeuner scientifique de l'IFN.
Il ressort de ces travaux que de récentes études ont démontrées qu'aucune association n'est mise en évidence entre la consommation dans des quantités "alimentaires", d'acides gras trans d'origine animale et le risque cardiovasculaire.
Par ailleurs, les idées reçues régulièrement véhiculées dans les média sur les teneurs en acides gras trans dits « technologiques »sont liées au fait que les calculs présentés dans le rapport de l'AFSSA de 2005 étaient basés sur des compositions de produits relativement anciennes. En effet, les données utilisées en 2005 par l'AFSSA étaient principalement issues de l'étude TRANSFAIR datant de 1995-1996 et de l'étude AQUITAINE réalisée entre 1997 et 1999. Le rapport de 2005 avait alors conclu que 5 % de la population française consommait trop d'acides gras trans.
Or, depuis plus de 10 ans, les industriels de l'agroalimentaire ont modifié leurs procédés technologiques et revu leurs recettes au cas par cas pour réduire les teneurs en acides gras trans. Une mise au point et une actualisation des données disponibles sur les teneurs en acides gras trans s'avéraient donc nécessaires. L'ANIA et l'IFN ont ainsi organisé une large collecte de données de produits actuellement présents dans les linéaires. Les compositions de plus de 600 produits ont ainsi été rassemblées. Les résultats montrent clairement qu'aujourd'hui en France, la quantité de trans s'avère négligeable (inférieure à 1g/100g de produit, comme le recommande l'Afssa) dans plus de 96% de ces produits.

L'IFN a transmis ces données à la Direction générale de l'alimentation (DGAl) et à l'Afssa pour une actualisation factuelle de l'apport de trans dans la population française. Cette réévaluation devrait montrer que si 5% des Français consommaient trop d'acides gras trans il y a 10 ans, toute inquiétude est aujourd'hui hors de propos.

Le CIQUAL publie sa nouvelle table de composition

Le Centre d'information sur la qualité des aliments (Ciqual) vient de publier sur le site internet de l'Afssa la nouvelle banque de données de référence sur la composition nutritionnelle des aliments français. Cette actualisation a été réalisée grâce aux programmes d'analyse annuels pilotés par l'Afssa, ainsi qu'aux nombreuses contributions des industriels de l'agroalimentaire, interprofessions, distributeurs et syndicats professionnels. La nouvelle table de composition s'est ainsi très largement étoffée par rapport à la précédente version, datant de 1995, puisqu'elle comprend plus de 1 300 aliments et prend en compte les nombreuses évolutions de composition des aliments au cours des dernières années. Le spectre des constituants couverts par la table de composition inclut l'énergie, les nutriments majeurs, des classes d'acides gras, les vitamines liposolubles et hydrosolubles, et des minéraux. Les fi ches nutritionnelles fournissent une valeur moyenne pour ces constituants et lorsque cela est possible des statistiques complémentaires : valeur basse, valeur haute, nombre d'échantillons. Utilisée par les entreprises agroalimentaires pour l'étiquetage nutritionnel et par les professionnels de santé (nutritionnistes, diététiciens) afi n d'établir des menus et des recommandations personnalisées à destination de leurs patients, cette base constitue également un outil essentiel pour les concepteurs de logiciels nutritionnels et les équipes de recherche en épidémiologie nutritionnelle.
www.afssa.fr/TableCIQUAL

Lignes directrices relatives à la communication sur les repères du PNNS

Le PNNS propose 9 repères de consommation tels que « au moins 5 fruits et légumes par jour », « des féculents à chaque repas », ... Les communications des Industriels de l'agro-alimentaire peuvent faire référence à ces repères. Des lignes directrices pour ce type de communication ont été établies par un groupe de travail composé de différents interlocuteurs (Administrations, PNNS, INPES, associations de consommateurs, IAA, diététiciens, etc...). Ces lignes directrices, qui seront publiées dans le prochain BOCCRF, ont pour objectif d'assurer la cohérence des communications commerciales avec les objectifs du PNNS. Chaque profession concernée est invitée à décliner ces lignes directrices sous la forme de guides adaptés aux spécificités de leurs catégories de produits.

Pour en savoir plus, télécharger Les Lignes directrices du PNNS (pdf - 96ko)

L'ANIA et le Programme National Nutrition Santé (PNNS)

Lors de la mise en place du 2nd volet du PNNS (2006-2010), l'ANIA s'est mobilisée pour que l'industrie soit reconnue comme un véritable partenaire.

Ainsi, les actions des entreprises pour l'amélioration de l'offre alimentaire seront formalisées par des engagements officiels (cf lettre Alimentation et Nutrition n° 17/ Juillet-Août 2008) et évalués par un Observatoire de la qualité de l'offre alimentaire (cf lettre Alimentation et Nutrition n°18 / Septembre-Octobre 2008).
Cette évolution positive résulte du franc et constructif dialogue qui s'est établi avec les Pouvoirs publics. Les travaux du groupe de travail du PNNS piloté par la DGAL, concernant les glucides, puis les lipides en sont l'illustration. L'objectif était de comprendre comment les recommandations du PNNS (par exemple pour les glucides : moins de glucides simples, plus de glucides complexes et de fibres) pouvaient être réalisées dans le cadre d'une démarche partenariale,en évaluant les actions possibles de chacun (industriels, distributeurs, Pouvoirs publics, scientifiques, associations de consommateurs...) et permettre d'aboutir à des engagements concrets de chacun. Les secteurs concernés de l'ANIA se sont très fortement impliqués et ont présenté les possibilités d'optimisation des recettes, les efforts déjà réalisés, ainsi que les limites technologiques, gustatives et économiques.

Concrètement, les syndicats professionnels ont émis des premières idées d'engagements sur la composition et la présentation des aliments, sur la communication et sur les partenariats.

Cette démarche, qui a permis d'instaurer une meilleure écoute et une meilleure compréhension entre tous les acteurs, sera poursuivie sur d'autres sujets.

L'ANIA et les nouveaux règlements européens

Après plusieurs années de travail, les règlements sur "les allégations nutritionnelles et santé" et sur "l'addition de vitamines, minéraux et autres substances" ont été publiés en décembre, permettant une harmonisation des réglementations nationales disparates.

Pour faciliter l'application de ces textes très complexes, l'ANIA a élaboré des documents, sous forme de questions/réponses, en s'appuyant sur les échanges avec l'administration.
Avec la CIAA, l'ANIA a également dressé l'inventaire des allégations santé, scientifiquement fondées, qu'elle souhaite voir figurer dans la future liste qui sera établie par la Commission Européenne dans 3 ans. Parallèlement, elle a démarré une réflexion avec l'IFN, sur les profils nutritionnels des aliments, car les allégations seront réservées aux seuls aliments conformes à ces profils.
Enfin, l'ANIA a poursuivi ses actions, pour le maintien des aliments "à teneur garantie" en vitamines et minéraux, menacés par le nouveau règlement européen.

Pour un étiquetage nutritionnel compréhensible

L'étiquetage nutritionnel reste un enjeu majeur et la réglementation européenne sera modifiée prochainement.

En effet, cet étiquetage doit être simplifié pour être mieux compris des consommateurs ; mais la diversité des initiatives prises dans ce sens par les Etats membres, les industriels et les distributeurs s'avère source de confusion.

L'ANIA encourage les entreprises à donner la composition nutritionnelle des aliments, via un étiquetage nutritionnel volontaire avec, si possible, des points de repères pour le consommateur : l'information par portion d'aliment et en pourcentage des apports journaliers recommandés.
Pour assurer une cohérence, l'industrie alimentaire européenne, via la CIAA, a recommandé un modèle d'étiquetage commun, qui sera progressivement appliqué en 2007. L'ANIA souhaite également que la France soit plus présente dans le débat au niveau européen, sur la base des conclusions du rapport du CNC (Conseil National de la Consommation), qui s'opposent à tout système du type "feux tricolores" simpliste et discriminant, soutenu par des pays du nord de l'Europe. Enfin, sur un plan plus technique, l'ANIA a revu, avec la DGCCRF, ses recommandations sur les tolérances admises pour les valeurs étiquetées, tenant compte de la variabilité des matières premières, des méthodes d'analyse.

Pour en savoir plus : http://gda.ciaa.be/asp/welcome.asp
ou téléchargez la brochure de la CIAA en cliquant ici

La communication nutritionnelle en questions

Les travaux de la Commission de déontologie, créée en 2005, ont abouti en octobre à une nouvelle version du Guide de bonnes pratiques de communication nutritionnelle. Aujourd'hui, le renforcement de la déontologie de la communication est essentiel, pour maintenir l'image d'une industrie alimentaire responsable.

La Fondation française pour l'alimentation et la santé, la seule alternative

Pour promouvoir les bons comportements alimentaires ainsi que les modes de vie équilibrés et sains, l'ANIA crée, aux côtés de l'INRA et de l'IFN, la Fondation française pour l'alimentation et la santé, structure fédératrice, mobilisatrice et crédible.

En effet, malgré la multiplication des initiatives pour aider les consommateurs à mieux se nourrir, le manque d'harmonisation des dispositifs mis en place en atténue l'impact. Ainsi, la Fondation française pour l'alimentation et la santé, ayant vocation à être reconnue d'utilité publique, concrétise un partenariat public/privé sans ambiguïté et renforce l'implication collective de l'industrie alimentaire dans la mission d'intérêt général de prévention, d'éducation et de recherche sur les comportements alimentaires.

L'industrie alimentaire s'appuie désormais sur la Fondation pour mener une politique cohérente autour de 4 priorités :
1. Participer efficacement et de façon pérenne à la promotion des comportements favorisant l'équilibre alimentaire et la lutte contre l'obésité.
2. Mobiliser tous les acteurs concernés, publics et privés, autour d'une politique globale.
3. Soutenir des projets existants et générer de nouveaux projets, pour accentuer l'impact des actions sur le grand public.
4. Prévenir en pilotant ou en contribuant aux programmes de recherche sur les comportements et la réflexion sur les modes de consommation.

Une association de préfiguration de la Fondation a été créée en janvier 2007. Elle réunit l'ANIA, l'INRA et l'IFN et elle a notamment pour mission d'assurer et de coordonner l'ensemble des démarches de création et de reconnaissance d'utilité publique de la Fondation ; de mettre en place, en fonction des budgets disponibles, les premières actions de promotion des bons comportements alimentaires, comme par exemple :

• LE PROGRAMME ALIMENTATION ET INSERTION
Mis en place depuis 3 ans, il est issu d'une initiative publique/privée et l'adresse aux personnes en situation de précarité. Il se concrétise par la mise en place de formations et la diffusion d'outils d'information proposés aux bénévoles des associations qui distribuent l'aide alimentaire.

• LE PROGRAMME EPODE (ENSEMBLE PRÉVENONS L'OBÉSITÉ DES ENFANTS) C'est un programme de prévention santé, lancé dans 10 villes françaises, luttant contre la progression de l'obésité des enfants. Ces actions transversales sont mises en place à l'échelon local pendant 5 ans, pour mobiliser l'ensemble de la collectivité.

S'engager est une question de responsabilité sociale !

Afin de mener une démarche pérenne, les entreprises s'engagent pour une durée minimum de 3 ans. Le système de contribution est adapté à chaque entreprise, petite ou grande. Par l'obtention de la reconnaissance d'utilité publique (en cours), les entreprises bénéficient d'un avantage fiscal, soit une déduction de l'impôt sur les sociétés de 60% du montant de l'engagement.