La grippe aviaire, encore appelée grippe du poulet ou influenza aviaire, est une maladie virale très contagieuse qui affecte principalement les oiseaux, sauvages ou domestiques.
Provoqué par des virus grippaux de type A, le virus en cause est proche de la grippe humaine : les experts ont identifié ses souches comme étant « hautement pathogènes » de sous type H5N1.
Le virus de la grippe aviaire peut être transmis à l'homme, si celui ci a été en contact répété avec des secrétions respiratoires et des déjections d'animaux infectés.
Des vaccins sont à l'étude dans différents laboratoires.
Parmi les antiviraux disponibles, le Tamiflu (Laboratoire Roche) est jugé susceptible de réduire la durée de la maladie, voire la mortalité s'il est administré dans les 48 heures après l'apparition des premiers symptômes.
Les gouvernements européens stockent actuellement de grandes quantités de ce médicament. La France a 23 millions de traitements antiviraux et a réservé 40 millions de doses de vaccins, 2 doses étant administrées par personne.
Action de l'ANIA
Avec l'apparition des premiers cas d'oiseaux infectés par le virus H5N1 sur le territoire français, l'ANIA, en coordination avec le MEDEF, aide les entreprises à se préparer aux conséquences éventuelles de l'épizootie pour leur activité.
La grippe aviaire n'introduit pas de risque sanitaire pour les denrées produites par l'industrie puisque, comme l'a rappelé l'AFSSA, compte-tenu des mesures prises par les autorités sanitaires en cas de foyer identifié en France, même en l'absence de cuisson le risque de contamination de l'homme par l'ingestion d'œufs, de viande de poulets, dindes, canards, pintades, faisans, perdrix, cailles ou pigeons issus d'élevage professionnel est nul.
Par contre, l'apparition de foyers en France peut apporter deux types de contraintes pour les entreprises :
- protection particulière des employés pour les entreprises qui manipulent des volailles vivantes ou des cadavres de volailles, afin de protéger des éventuelles contaminations par voie respiratoire,
- conséquences économiques pour toute entreprise qui pourrait se trouver dans le périmètre de protection (rayon de 3km) ou de surveillance (rayon de 10 km) autour d'un animal sauvage ou d'un élevage ayant contracté le virus H5N1. Ces conséquences sont très limitées si l'entreprise ne manipule pas de produits de volaille frais : l'activité des sites de production pourrait être ralentie si, à l'arrivée des camions dans l'usine, ou à leur départ, ils sont contraints de passer par des rotoluves.
L'extension de l'épizootie (maladie animale) à travers le monde fait croître le risque de pandémie car elle augmente la probabilité de transformation du virus actuel en un virus qui serait transmissible d'homme à homme. Personne n'est en mesure aujourd'hui d'évaluer cette probabilité. Toutefois, par mesure de précaution, et en déclinaison du plan « pandémie grippale » du gouvernement, l'ANIA informe régulièrement ses fédérations adhérentes, et donc les entreprises, des mesures d'organisation à prendre afin d'assurer la production de denrées alimentaires en période de pandémie. En effet, si la pandémie devait se produire, l'industrie alimentaire ferait partie des activités vitales qu'il faudrait maintenir pour alimenter la population.
Un fonctionnement des entreprises en mode dégradé (c'est-à-dire avec un absentéisme important et des difficultés d'approvisionnement et de distribution) se prépare de longue date. Un guide d'aide aux opérateurs de l'agro-alimentaire (transformateurs, artisans, distributeurs) a été préparé à cette fin en concertation avec les Ministères de l'Agriculture, de la Santé et des Finances et avec Coop de France, la FCD et la CGAD. Tous les éléments sont maintenant en place pour que les entreprises se préparent à cette hypothétique pandémie.
