Suivi des évolutions réglementaires et des attentes des consommateurs : l'implication de l'ANIA en faveur de l'information des consommateurs est toujours plus forte et essentielle.
Allégations nutritionnelles et de santé : un calendrier retardé
Un retard important a été pris par la Commission européenne pour définir les conditions d'application du règlement européen sur les allégations nutritionnelles et de santé, en particulier :
- La révision de l'annexe du règlement listant les allégations nutritionnelles autorisées ;
- L'établissement de la liste des allégations santé autorisées, sur la base d'avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) ;
- L'élaboration des profils nutritionnels, que les aliments devront respecter pour alléguer.
Ce sujet particulièrement stratégique pour l'industrie alimentaire, en termes d'innovation, de recherche et développement, de compétitivité, de communication, nous a fortement mobilisés. L'ANIA a largement fait connaître sa position auprès de la CIAA et des autorités françaises en rappelant notamment notre besoin d'une meilleure visibilité sur ce dossier, d'un processus d'évaluation transparent des dossiers par l'AESA, de périodes de transition raisonnables, et concernant les profils nutritionnels : de ne pas exclure des catégories entières d'aliments, et de ne pas freiner l'innovation et l'optimisation nutritionnelle.
Projet de Règlement européen sur l'information du consommateur : un projet ambitieux ?
Depuis janvier 2008, l'Ania s'est mobilisée aux côtés de la CIAA sur le projet de règlement relatif à l'information du consommateur. L'Ania soutient pleinement la volonté européenne d'améliorer et d'harmoniser les règles en matière d'étiquetage afin de garantir un niveau élevé de protection des consommateurs. Cependant, l'Ania souligne que ce texte, en imposant des contraintes supplémentaires inutiles aux entreprises, ne permet pas d'atteindre pleinement cet objectif.
L'Ania s'est plus particulièrement mobilisée sur quelques points. Elle s'est notamment opposée à l'introduction de régimes nationaux qui risqueraient d'entraver la libre circulation des aliments. Bien qu'en faveur d'un étiquetage nutritionnel obligatoire, l'Ania estime que l'emplacement de cette information doit rester au libre choix de l'opérateur. Quant à la définition de la lisibilité de l'étiquette, l'Ania souhaite que les lignes directrices de la CIAA servent de référence. Enfin, l'obligation d'indiquer l'origine des ingrédients d'une denrée alimentaire n'est pas pertinente et sa mise en place serait extrêmement complexe pour les industriels.
Depuis deux ans, l'Ania est mobilisée pour relayer sa position auprès des institutions européennes. Elle continuera à faire entendre sa voix en vue de l'adoption prochaine par les Etats membres de leur position.
Pour un étiquetage nutritionnel compréhensible
L'étiquetage nutritionnel reste un enjeu majeur et la réglementation européenne est en cours de révision.
En effet, cet étiquetage doit être simplifié pour être mieux compris des consommateurs ; mais la diversité des initiatives prises dans ce sens par les Etats membres, les industriels et les distributeurs s'avère source de confusion.
L'ANIA encourage les entreprises à donner la composition nutritionnelle des aliments, via un étiquetage nutritionnel volontaire avec, si possible, des points de repères pour le consommateur : l'information par portion d'aliment et en pourcentage des apports journaliers recommandés.
Pour assurer une cohérence, l'industrie alimentaire européenne, via la CIAA, a recommandé un modèle d'étiquetage commun basé sur les repères nutritionnels journaliers (RNJ) qui sera progressivement appliqué en 2007. Enfin, sur un plan plus technique, l'ANIA a revu, avec la DGCCRF, ses recommandations sur les tolérances admises pour les valeurs étiquetées, tenant compte de la variabilité des matières premières, des méthodes d'analyse.
Pour en savoir plus : http://gda.ciaa.be/asp/welcome.asp
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