La flambée persistante du prix des matières premières agricoles a rappelé l'importance d'enjeux oubliés de sécurité alimentaire dans l'Union européenne. Elle a également montré que le temps de la stabilité des prix dans cet espace était révolu ; les marchés européens étant désormais en prise directe avec les marchés mondiaux !
Vers une refondation de la PAC ?
A la veille de prendre la présidence tournante de l'Union européenne et dans ce contexte de tensions persistantes sur les prix agricoles, les Pouvoirs publics français ont lancé une vaste consultation sur l'avenir de la PAC. Missions : préparer la position française sur le Bilan de Santé de la PAC et initier une réflexion sur la PAC après 2013.
En tant que représentant des entreprises de l'alimentaire, l'ANIA s'est largement impliquée dans ces travaux et a fait savoir quels étaient pour ses entreprises, 1er client du secteur agricole, les enjeux du Bilan de Santé de la PAC et de sa refondation.
Elle a notamment souligné l'importance de garder de réels mécanismes de gestion des marchés, dans le cadre du 1er pilier de la PAC.
Objectifs : garantir la sécurité des approvisionnements et prévenir les crises. En outre, le transfert des mécanismes du 1er vers le 2nd pilier comporte des risques d'apparition de distorsions de concurrence au sein de l'Union européenne via une renationalisation partielle de la PAC.
L'ANIA a également rappelé son attachement à la possibilité de maintenir, si nécessaire, un couplage partiel des aides directes versées aux producteurs, afin de ne pas mettre en péril l'approvisionnement de certaines industries et/ ou régions.
Enfin, elle a apporté son soutien à une évolution du paiement des DPU, vers plus d'équité entre producteurs, qui permette notamment aux producteurs de légumes d'industrie d'en être dotés.
Cliquez ici pour lire et ou télécharger la position de l'ANIA sur la PAC post 2013
Négociations agricoles à l'OMC : toujours plus de concessions européennes sans contrepartie !
En février dernier, Monsieur Falconer, président des négociations agricoles, a diffusé un nouveau projet de texte de modalités qui implique de nouvelles concessions de l'Union européenne.
L'ANIA a fait connaître sa préoccupation quant à l'évolution de ces négociations. Même si la situation semble politiquement bloquée, le travail technique continue et chaque nouveau papier mis sur la table entérine toujours plus de concessions de l'Union européenne, sans contrepartie tangible. Dernière concession en date... l'ouverture affichée de la Commission sur la conversion des droits spécifiques en droit ad valorem et l'absence de parallélisme sur le volet export. Ainsi, il est impératif que la Commission sorte de cette logique d'aboutir à un accord quel qu'en soit le prix à payer et sans contrepartie.
La "bataille" sur les restitutions continue ...
L'ANIA, en relation avec la CIAA, s'est largement prononcée pour la prolongation des restitutions sur le sucre et sur les produits transformés comportant du sucre. Pour 2008, la mobilisation se poursuit. Elle s'est également investie pour obtenir des simplifications dans la gestion des restitutions à l'export pour les produits hors annexe 1 - notamment biscuits, chocolat, amidons modifiés. Les perspectives d'obtention de simplifications sont relativement favorables...
Mise en oeuvre de Delta : les produits PAC handicapés
La mise en oeuvre de Delta pour les produits PAC s'avère être une forte complication et perte de temps pour les procédures de dédouanement à l'export, en comparaison de la procédure papier qui existait auparavant. L'ANIA continue de travailler avec les services des douanes pour apporter des solutions à ces problèmes.
